Dans cette dernière catégorie, on distingue encore plusieurs groupes de productions vidéoludiques :

  • Manque d'intérêt : Dans ce cas-là, c'est simple, le jeu ne réponds pas à notre attente en terme de profondeur de jeu ou de complexité du scénario. Soit c'est trop facile, soit c'est répétitif, soit c'est trop loin de nos centres d'intérêt. Ou bien encore le jeu est trop détaillé, trop complexe, et ne satisfait pas notre envie de simplicité.
  • Mauvais gameplay : Le jeu nous intéresse, mais on n'y prend là aucun plaisir à y jouer. Soit les commandes répondent mal, soit il faut trop de clics pour accéder à une fonction, soit l'affichage est mal fichu et on n'a pas les bonnes informations au bon moment. Bref, ça aurait pu faire un bon jeu, mais des coupes budgétaires (ou une fainéantise crasse ou une incompétence rare) ont forcé les développeurs à bâcler leur copie.
  • Mauvais graphismes : Cette fois-ci, c'est l'équipe graphique qui a foiré, et qui présente une bonne grosse daube visuelle à nos pauvres yeux sensible. Modèles 3D découpés à la machette, textures copiées-collées, animation saccadée, collision d'objets, etc... Si certaines catégories de jeu n'ont pas besoin de présenter des graphismes de dernière génération, certains au contraire se doivent d'être à la pointe de leur domaine car c'est sur ce critère principal que se fera le choix des joueurs.
  • Bug, bug, bug : Cette fois-ci, tout est réuni pour faire un bon jeu, sauf que... il plante. Constamment. Aléatoirement. Régulièrement. Par une action précise. N'importe quand. Rien de plus frustrant de se voir ramené brutalement à notre fond d'écran préféré alors que l'on était plongé dans l'action ou dans l'intrigue. Une fois, ça va, mais quand ça se répète, on finit par se lasser, tout simplement. Mauvaise compatibilité matérielle, trop grande liberté de jeu qui crée des failles techniques ? Toujours est-il que, sans patch, le jeu se verra délaissé.

Bon, mais tout ça, c'est du convenu, tout joueur connaît ces grandes frustrations qui ont jalonné sa carrière de joueur amateur. Récemment, j'ai été pour ma part confronté à une nouvelle façon d'abandonner un jeu de stratégie en temps réel (un de mes genres favoris) et de le désinstaller après la première mission.

Ces jeux sont trop beaux.

Non pas que l'affichage était saccadé par des réglages graphiques trop importants pour la puissance de ma configuration, non, le jeu était parfaitement fluide. Le problème est qu'avec tous les nouveaux effets graphiques d'explosion, de brouillard et de fumée volumétrique, les reflets partout, les effets de déformation visuels, finalement, on n'y voit plus rien. Pour ma part, j'ai l'impression de ne plus rien contrôler, et ça se vérifie rapidement avec l'anéantissement rapide de mes quelques forces armées. Rien à faire, je n'y arrive pas, dès qu'une escarmouche devient un peu trop importante, je ne comprends plus qu'est-ce qui explose, qu'est-ce qui fait de la fumée, des lasers et autres projectiles (débris ?), mais je me rends bien vite compte que mes ennemis ont tiré parti de ma confusion et finissent d'achever les blessés alors que la fumée se dissipe.

Vous comprenez quelquechose dans cette image ? Moi non plus.

Si j'en parle maintenant, c'est que c'est le troisième jeu qui me fait cet effet-là. Le premier fut Act of War : Direct Action, historiquement situé pendant l'époque contemporaine, avec des matériels modernes existants ou en passe de le devenir, dans la droite lignée de Command & Conquer Generals, mais avec un niveau graphique bien supérieur. Ce jeu présente des explosions disproportionnée par rapport aux objets ou véhicules explosant, ce qui masque rapidement le champ de bataille car les durée de vie des unités est plutôt réaliste, donc courte.

Outre ce fait déjà plutôt disqualifiant, ce jeu implémentait un pathfinding très très moyen surtout pour les grandes sélections d'unités. Si le passage était trop étroit pour que toutes les unités passent de front, certaines n'hésitaient pas à contourner les obstacles éventuels, quitte à se retrouver sous le feu ennemi.

Admirez la modélisation des flammes. Vos soldats ? Quelquepart là-dedans.

Deuxième jeu dans cette triste liste, Command & Conquer 3 : Tiberium Wars. Sorti récemment, ce jeu est le dernier rejeton de la série des Command & Conquer ayant pour théâtre les affrontements autour du tibérium, ressource mystérieuse et futuriste. Le jeu est très bien réalisé, bien équilibré également malgré la présence de trois races fondamentalement différentes. Mais ! La profusion d'effets graphiques est encore une fois nuisible à ma jouabilité, ce qui m'a fait arrêter le jeu pas loin des dernières missions de la campagne. Cela dit, pour ceux qui arrivent à s'y retrouver, je le conseille chaudement.

Allez les Rouges ? Allez les Bleus ? Oh et puis débrouillez-vous.

Dernier testé en date (mais pas dernier publié), Age of Empires III est lui aussi dans la continuité de sa lignée composée des épisodes bien connus Age of Empires et Age of Empires II : Age of Kings. Après l'époque pré-historique, et l'époque médiévale, Microsoft nous fait vivre l'époque des colonies par jeu de stratégie interposé. Une fois encore, la réalisation est soignée, mais une fois encore, la qualité graphique est en cause. Impossible pour moi de savoir ce que deviennent mes fiers soldats au coeur de la bataille. Ce n'est souvent que trop tard que je me rends compte qu'en fait, mon corps expéditionnaire s'est fait réduire en morceaux.


Que faire donc ?

Rejouer aux anciens jeux, qui même s'ils ne peuvent rivaliser graphiquement, au moins restent jouables pour moi. Ceux-là, je vous les laisse bien volontiers.